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 Le Moulin nature à Lutterbach a demandé aux passants du centre-ville de Pfastatt ce que leur évoquait la question : « Face à l’urgence climatique, quelles sont les priorités ? », selon la technique des porteurs de paroles. Si tous semblaient conscients de la situation et des efforts à fournir, ils ne s’entendaient pas sur les remèdes à apporter.

Article de Antoinette OBER • Journal L'Alsace du 14 septembre 2021 • https://c.lalsace.fr/environnement/2021/09/14/pfastatt-des-citoyens-conscients-du-changement-climatique

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Des élus de Pfastatt et Lutterbach et des salariés du Cine ont interpellé les passants, devant la Brasserie et la boulangerie du centre.  Photo L’Alsace /Antoinette OBER

Le Centre d’initiation à la nature et à l’environnement (Cine), le Moulin nature, accompagne les communes de Lutterbach et de Pfastatt en transition écologique. Dans ce cadre, la directrice, Véronique Mateus, un animateur, Julien Munsch, l’adjointe au maire de Lutterbach Éliane Soret, et Mélanie Ressel, conseillère municipale pfastattoise remplaçant Antoine Leu empêché, ont abordé les passants du centre-ville de Pfastatt samedi 4 septembre, pour recueillir leurs réflexions sur le changement climatique, pendant que le jeune Corentin, de sa propre initiative, ramassait les mégots.

« Je n’ai pas vu de climatosceptique »

« Les gens sont conscients et ont envie de faire, constate Véronique Mateus. Ils comprennent que c’est un effort. Ils ont plein d’idées et cherchent des ateliers, des moyens de faire. Je n’ai pas vu de climatosceptique. Il y a un basculement. Mais tout le monde n’est pas d’accord sur les moyens comme, par exemple, la fin des énergies fossiles. Ce qui ressort également, c’est qu’on ne connaît pas forcément les causes. On a un travail de vulgarisation à faire ».

Parmi les bonnes volontés, celle de Justine, 32 ans, maman de trois enfants : « Tous mes produits sont écolos et je fais des économies. » Certaines notions font leur chemin, comme en témoignait Michael, 31 ans, qui propose de « limiter le suremballage et de privilégier le vrac et le bio » ; ou Perrine, 35 ans, qui demande « des voies vertes, des pistes cyclables, une circulation apaisée [et de] replanter quand on abat des arbres » ; ou encore Brahim, 58 ans, qui suggère de « réduire la pollution en réduisant la vitesse et de cultiver son potager ».

« Les solutions locales suffisent-elles ? »

Les jardins partagés ont la cote : Martine, 57 ans, voudrait les voir développés « pour favoriser la rencontre, l’échange, le lien avec la nature. Cultiver ensemble et manger ce qu’on produit de nos mains permet un contact régulier avec la nature ».

Les voitures électriques n’emportent pas l’unanimité : « Ce n’est pas écologique », note un électricien qui se demande par ailleurs : « Pourquoi 50 000 références pour un produit dans les supermarchés ? ». Laurent, 50 ans, « marchand de voitures thermiques », reconnaît qu’elles « ne sont pas une solution durable. Il faudrait privilégier une autre mobilité, encourager les piétons au centre-ville ».

Assya, 18 ans, veut « trouver des solutions locales. Mais est-ce que ça changera globalement ? Ce sont les grandes entreprises qui ont le pouvoir de changer au niveau mondial. »

Y ALLER

Porteurs de paroles, samedi 18 septembre, de 10 h à 12 h, sous le platane, rue Aristide-Briand, à Lutterbach, avec un autre thème.